vers 78° nord à 2H

Renseignements

20/09/2009 : je viens de créer un nouveau widget regroupant 4 flux RSS relatifs à l'Hurtigruten [notamment le flux RSS du blog du MS Fram] que vous pouvez installer très simplement sur Netvibes, Igoogle, Apple Dashboard, Opera, Vista et Live. Voir le widget et le mode d'emploi en bas de page.
Nouveau : je viens de découvrir le blog du MS Fram où les membres du staff relatent jour après jour sa navigation en Antarctique et au Groenland notamment. Certes, c'est en anglais mais je le trouve quand même très intéressant d'autant plus qu'on y trouve quelques photos.
⊕ une soixantaine de mes photos groenlandaises géolocalisées sur une carte.
⊕ La webcam du MS Fram

 

L'Hurtigruten a une agence en France à Paris : pour des renseignements, obtenir un devis, demander une brochure, voir le plan des navires, etc, cliquez ici

Promotions ?? Il y en a souvent (réduction pour réservation anticipée, surclassement, etc) : les voir.

 

le MS Fram

 

Le MS Fram, tout nouveau navire lancé en avril dernier, est un très beau et très confortable bateau spécifiquement dessiné pour la croisière/expédition dans les hautes latitudes au nord comme au sud. Les points que j'ai surtout appréciés :
⊗ l'accès très facile par un "pont-levis" aux polarcirkel boats eux mêmes vraiment très sécurisants pour les débarquements à terre ou les petites balades ;
⊗ la qualité de la décoration et notamment les aquarelles présentées à la cafeteria ;
⊗ les parties communes où l'accès à l'information ou la documentation [les cartes, les présentations des escales... ] est très facile ;
⊗ les ponts extérieurs amplement suffisant par rapport au nombre de passagers ;
⊗ l'ensemble du personnel et du staff d'expédition toujours disponible.

 

Comment s'habiller ?

 

Tout d'abord quelques statistiques météos du sud au nord : [Sisimiut] - [Uummannaq] - [Upernavik] - [Thulé]

Je copie-colle les recommandations d'hurtigruten France : "tenue décontractée à bord, même au dîner. Pour les sorties, prévoir des lainages, un coupe-vent chaud et éventuellement un bonnet, de bonnes chaussures confortables et montantes pour les excursions, des lunettes de soleil et une paire de jumelles. En hiver, prévoir des vêtements plus chauds."

Une parka est suffisante si on prévoit des polaires ou pulls à mettre en dessous. J'avais aussi des caleçons longs en polaire  et une salopette "de quart" car c'est bien d'être en "imperméable" en bas également s'il ne fait pas très beau ou que la mer est un peu agitée lors des déplacements en polarcirkel boat. Mais je n'ai pas eu à mettre souvent ma salopette ni mes caleçons car il a fait vraiment beau... pour un seul voyage leur achat n'est peut-être pas utile ? Dans une grande surface de sport... euh son nom commence par Dé et se termine par hlon, on trouve dans le rayon "voile" des caleçons en polaire pour moins de 15 euros et des sur-pantalons imperméables pas trop chers également.

Ne pas oublier son maillot de bain pour le jacuzzi... si vous êtes amateur.

J'y suis allé en août et nous avons surtout navigué au nord. J'avais avec moi un anti-moustique mais de moustiquaire de tête. Je n'ai pas été vraiment ennuyé par les moustiques : juste quelques piqures sur les mollets malgré le pantalon. Pour un voyage en sud Groenland, il est peut-être plus prudent de prévoir une moustiquaire de tête.

A bord, il y a une buanderie avec 4 ou 5 lave-linge et sèche-linge donc pas la peine de s'encombrer inutilement.

 

Divers

 

⊕ La carte des glaces du jour du passage du nord-ouest.

⊕ La guide officiel du Groenland

⊕ Quelques videos de retournement d'icebergs : à Illulisat (j'aime bien le petit canot qui arrive à la fin) - dans la Baie de Disko - à Terre Neuve

 

Traduction d'extraits d'un article d'un journaliste américain qui était à bord du MS Fram au cours de la navigation suivante (fin août - début septembre)
Siorapaluk, Groenland - Oshima Ikuo regarde avec nostalgie depuis le seuil de sa maison le Fjord Robertson, parsemé  d'icebergs à la dérive en ce matin d'août.
"L'ancien mot esquimau pour l'hiver, *ukiug* veut aussi dire *un an*, mais pas plus", dit Oshima, l'un des 90 habitants du village inuit que l'on estime être le plus septentrional village de chasseurs et pêcheurs du monde.
Et Siorapaluk, à environ 845 milles du pôle Nord, le place en première ligne de la lutte du peuple Inuit pour maintenir un mode de vie traditionnel face à la fonte de la calotte glaciaire arctique.
Le mot inuit désigne collectivement les principales populations autochtones de l'Arctique. Originaires de l'Asie centrale, ils ont migré vers l'Extrême-Orient russe, puis à travers l'Alaska et le Canada, le Groenland atteint il y a environ 4500 ans. Eskimo est un terme archaïque, comme igloo. Ils préfèrent être appelés Inuits, et ils vivent dans des maisons de nos jours, le plus souvent peint de l'une des couleurs de l'arc-en-ciel.
"Nous ne pouvons vivre comme nous l'avons fait autrefois", déplore Oshima, originaire du Japon qui vit de  la chasse à Siorapaluk depuis plus de 35 ans. "Quand je suis arrivé ici, il y avait beaucoup de phoques, morses, narvals et des ours polaires, et nous chassions uniquement en kayak et en traîneau à chiens. On avait tout ici, à portée de main. Mais maintenant la glace de mer vient plus tard, et nous devons aller beaucoup plus loin pour la chasse."
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Je suis allé à terre pour visiter [Siorapaluk] et trouver quelqu'un parlant anglais qui puisse nous parler de la vie ici. Nous avons été dirigés vers Oshima, qui a une formation universitaire et parle couramment quatre langues. Il est très sollicité ces jours-ci par les visites des médias sur la piste du réchauffement de la planète.
"La télévision japonaise, la BBC, National Geographic et beaucoup d'autres sont venus faire des reportages ici", dit Oshima, qui est prompt à souligner que la fonte des glaces n'est pas le seul problème auquel doit faire face la population inuite.
"La pollution est un problème redoutable, car en apparence, il ne semble pas qu'il y ait de problème", dit-il. "Il semble que tout est parfait, mais les toxines sont transportées par les courants océaniques depuis les pays industriels jusque dans les eaux de l'Arctique, où elles sont concentrées dans les corps des animaux marins et des ours polaires. Or ce sont là nos sources de viande, et donc maintenant le lait des mères inuites contient cinq fois plus de polluants que celui des mères américaines."
Même dans ce village éloigné de la planète où il fait bon vivre en marge, le commerce et la politique se conjuguent pour rendre la vie plus difficile.
"Il ya des biens et des services disponibles aujourd'hui - électricité, téléphones, fours à micro-ondes,  ordinateurs - que je n'aurais jamais rêvé avoir il y a 35 ans", dit Oshima qui, avec son épouse Inuit, Anne, a eu cinq enfants ici. "Plus vous achetez de ces choses, plus elles contrôlent votre vie. Nous nous préoccupons maintenant du paiement des factures - et plus seulement de ce qui se passe sur la glace."
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Oshima est de plus en plus agité, et il nous dit qu'il commence à en avoir assez des interviews.
"Les journalistes, les politiciens et les écologistes, viennent tous avec les mêmes questions et préoccupations", dit-il, "mais je ne vois pas beaucoup d'actions mises en œuvre pour réduire les gaz à effet de serre pour aider à endiguer la vague de changements climatiques dans l'Arctique. Bien entendu, Nous mettons beaucoup d'espoir dans de telles actions, s'il n'est pas déjà trop tard."
Du nord au sud de la côte, à partir d'Ilulissat sur Disko Bay, nous entendons des lamentations analogues, le plus souvent relatives aux effets de l'amincissement des glaces et la fonte des glaciers. Tours operateurs et accompagnateurs de Qaanaaq, Uummannaq et Qeqertarsuaq se plaignent de la diminution des glaces, sur mer et terre, qui a raccourci de plusieurs mois la saison des randonnées en traineau à chiens.
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