5ème jour : de Mushamna (Woodfjorden) à Lernerøyane (Liefdefjorden)

balade sur la grève jusqu'à un campement de trappeur le matin et contemplation [sic!!] d'une mère ourse et ses oursons l'après-midi

panorama du jour pour avoir une petite idée des lieux visités : hop

 

9 H 30 à Mushamna, nous allons partir pour une promenade sur la grève : "grand beau temps, c'est vachement beau, comme d'habitude" ai-je enregistré. Nous débarquons sur la grève à proximité d'un corps-mort (à 20 m de la rive) et de barils de carburant en haut de la grève. Il s'agit d'une zone de ravitaillement pour le (ou les ?) hélicoptère(s) des services du gouverneur.
La grève est constituée de sable grossier et de galets souvent rouges. Certains d'entre-eux sont éclatés en mille-feuilles par le gel (pour des explications voir menu pratique / histoire & géo ; voir un de ces gélifractes). Par endroit, des zones du sol sont recouvertes d'une espèce d'argile blanche.
 
10 H 15 : première trace d'ours polaire dans de l'argile durcie. On distingue très aisément les 5 doigts. On regarde un peu plus autour de nous car les traces paraissent assez fraiches.
Je ne l'avais pas remarquée en prenant la photo : la trace, en bas à gauche, ressemble beaucoup à la trace d'une patte antérieure de renard blanc, mais l'argile devait être bien plus molle lors de son passage.

 
10 H 40 : alors que nous sommes en vue du campement de trappeur et au milieu de "sols polygonaux" (pour des explications voir menu pratique / histoire & géo ; en voir dans une pop-up), nous sommes harcelés par des sternes arctiques. Comme elles s'attaquent toujours au point culminant des intrus, ceux d'entre-nous qui ont un bâton, ou un.. fusil, se baladent en maintenant cet "abri" bien au dessus d'eux afin de préserver leur crâne. Murielle a déjà testé leur bec pointu et tranchant et s'en souvient bien :o( Une sterne s'est approchée à moins d'un mètre de moi alors que je prenais une photo. Euh... je ne suis pas sûr que c'est le "ta gueule, toi !!" sorti spontanément qui a permis que mon crâne soit épargné...

Alors que nous approchons de la cabane de trappeur, les chiens de traineau attachés à des chaines tout autour de la cabane aboient avec vigueur. Est-ce nous qui les dérangeons ? à moins qu'ils n'aient senti l'ours que l'on aperçoit là-bas à 800 ou 1000 m du campement ?
J'ignore si c'était prévu qu'on rembarque à cet endroit mais Murielle contacte Bernard afin que l'Isbjorn II vienne mouiller au large de la grève, juste en dessous du campement. Nous restons donc 3/4 d'heure attendre l'arrivée du bâteau.
Le campement comprend notamment la cabane, un enclos grillagé où divers outils sont stockés à l'abri des ours et une tour à viande.
Il s'agit d'un échaffaudage dont l'étage est occupé par des quartiers de phoques destinés à la nourriture des chiens de traineau.
11 h 40, toujours à la cabane qui est, en fait, utilisée par les services du Sysselman (gouverneur). L'ours est toujours tranquille là-bas à 1 km et il fait toujours aussi beau ; l'air est "doux" et... "c'est vâchement beau..." ai-je [encore !!] enregistré sur mon dictaphone... Ça, c'est du vécu !!

 
En attendant André, nous faisons meilleure connaissance avec les chiens entourant la cabane construite bien sûr en bois flotté.
Euh... je ne suis pas très rassuré...Ça se voit ??
Nous rejoignons le bord vers midi. L'ours est toujours là-bas, ne bougeant guère. Dans nos jumelles, ce n'était qu'une tâche blanche ayant vaguement la forme d'un ours.
Cet après-midi, ce sera une tout autre rencontre avec les ours blancs. Pour celà, il faut tourner la page... A tout de suite...