5ème jour : de Mushamna (Woodfjorden) à Lernerøyane (Liefdefjorden)

balade sur la grève jusqu'à un campement de trappeur le matin et contemplation [sic !!] d'une mère ourse et ses oursons l'après-midi

 

De Mushamna, nous nous dirigeons vers le Liefdefjord afin de visiter le glacier de Monaco. Là-bas au loin, l'Origo de Polar-Request est "en panne" au milieu du fjord large à cet endroit d'environ 10 km selon la carte. Après une communication radio, Bernard nous apprend qu'il est là depuis une heure afin d'observer une ourse et ses 2 oursons nés en janvier sur un iceberg d'environ 15 m x 8 m.
Bien sûr, nous nous dirigeons vers cet endroit et... l'exitation monte quand nous voyons dans nos jumelles, les 3 ours sur leur glace à 20 ou 30 mètres de l'Origo. Si à terre, il ne faut pas chercher à s'approcher des ours, en mer c'est autre chose car il n'y a pas de risque d'attaque. J'ai retrouvé sur la toile la page (mais n'existe plus, dommage) de Genny, une passagère américaine de l'Origo qui nous a précédé sur place.
Arrivés à 300 m ( ou plus ?), je prend une photo au 300 mm de peur que les ours s'en aillent. Je n'ai guère d'expérience de photo animalière et je me suis déjà "fait avoir", les jours précédents, attendant que des phoques soient mieux éclairés ou qu'on s'en approche plus... pour finalement les voir disparaître avant que la photo soit prise.
Si j'avais su... j'aurais économisé ces quelques photos prises de loin, d'autant plus que comme beaucoup d'entre-nous, je vais être à court de pellicules (merci Catherine et Jean-Pierre de m'avoir dépanné). Donc nous nous approchons et sympa, l'Origo nous laisse la place.

 
Dans un premier temps, je me suis posté au dessus de la passerelle alors que beaucoup d'entre nous sont sur le gaillard d'avant.
Bernard manoeuvrait de main de maître Isbjornen, le laissant dériver tranquillement vers les ours, reculant quand on s'en approchait de trop (on est resté à 30 m de l'iceberg).

 
A bord, tout le monde a des yeux grands comme çà, une expression d'émerveillement qui en dit long.
Murielle, en 6 étés passés au Spitzberg, n'a jamais vu une telle scène ; Bernard, peut-être une fois en 10 étés.
Losque nous approchions, nous ne voyions pas que l'ourse et ses 2 petits étaient en train de manger un phoque.

 
Nous resterons environ 2 h 30 autour de ces ours sans voir le temps passer.

 
Nous aurons droit à beaucoup d'instants de la vie de famille : les repas, les calins, les jeux...
Pour ne pas trop alourdir la page, d'autres photos sont disponibles sur le diaporama "faune"

 
 
Repos après le repas.
Des oiseaux essayaient de grapiller des lambeaux de chair du phoque : goëlands argentés, mouettes ivoire en particulier.

 
Prêts pour le départ ?
En fait un ourson avait bien chercher l'endroit le plus adéquat pour se mettre à l'eau [enfin, là, c'est moi qui interprête] mais bien sûr, c'est la mère qui trouvera l'endroit idéal et se mettra à l'eau la première suivie, un par un, de ses petits (voir sur le diaporama "faune").
2 h 30 après notre arrivée, ils se mettent à l'eau pour rejoindre la côte à plusieurs kilomètres.
 

 
Les ours polaires sont de très bons nageurs et même les petits de quelques mois peuvent parcourir plusieurs kilomètres et, en cas de besoin, s'accrochent à la fourrure de leur mère.
La journée n'est pas finie mais bon, il faut tourner la page...