6ème jour : de Lernerøyane (Liefdefjorden) au Raudfjord en passant par le 80° nord

panorama du jour pour avoir une petite idée des lieux visités : hop

 
7 H 10 au mouillage à Lernerøyane à environ 2 km du front du glacier de Monaco : le ciel est couvert mais pas autant que hier soir. Nous sommes entourés de glaçons et ça pétille de partout.
Au fait, les 2 ours sont là, toujours dormant au même endroit. Ici encore, la limite mer rouge / mer bleue ou verte est très marquée

 
Cette nuit, il y a eu quelques chocs avec des growlers dérivant au fil des courants. Il fait quand même assez frais et on sent vraiment le rafraichissement à l'approche des glaciers mais pas de vent catabatique toutefois.
Par moment, le plafond nuageux se déchire laissant passer un rai de lumière.

Nous levons l'ancre en direction du front glaciaire de Monaco, l'un des plus importants glaciers du Spitzberg. Cet été, c'est la première fois que l'Isbjorn peut naviguer dans le Liefdefjord. Il y a 15 jours, la banquise était encore ici, empêchant le passage.
En route, à 150 m sur notre gauche, nous doublons un ours nageant... suivi à 20 ou 30 m par un phoque ;o))
A l'approche du front glaciaire, on aperçoit les innombrables oiseaux qui guettent les crevettes et petits poissons se nourrissant du plancton attiré au pied du glacier par la grande quantité de micro-éléments charriés par ce dernier.

 
Nous passons en revue le front glaciaire alors que partout ça craque et ça dégringole. C'est vraiment "spécial" l'environnement d'un glacier vêlant dans la mer : le petit crépitement permanent de la glace dans l'eau, les "coups de fusil" du glacier (pas toujours suivis de chutes de séracs visibles : ça craque aussi au milieu du glacier), le tonnerre des chutes les plus importantes et puis, l'eau rouge avec la glace bleue...

 
Nous sommes sur le gaillard d'avant ou au dessus de la passerelle, l'oreille tendue et les yeux scrutant les failles du front qui s'élargissent, guettant les chutes les plus importantes.
Nous avons assisté à 2 éboulements importants ce matin.

 
La vague générée était une ondulation très "molle" avec un creux de 1,5 m environ selon mon évaluation.

 

 
Pour ne pas trop alourdir la page, je vous invite à mouiller votre index (ou votre majeur ?) et à tourner la page...