7ème jour : de Raudfjorden à Magdalenefjorden

panorama du jour pour avoir une petite idée des lieux visités : hop

 
Ce matin à 9 h 35, nous allons débarquer pour une petite promenade sur la grève. Encore beaucoup de bois flotté échoué (et aussi des flotteurs d'engins de pêche).
Egalement des vertèbres de baleine de place en place.

 
Nous sommes à nouveau à bord à 11 H 15 et pendant le déjeuner, faisons route vers une falaise à oiseaux à proximité du Hamiltonbreen. Comme d'habitude, les plats préparés par Murielle sont unanimement appréciés.
Le temps est très beau et je crois que je me suis "tartiné" le visage 4 fois dans la journée. C'est la 1ère fois que je vois des glaciers comme ça, vus de la mer avec les sommets bien dégagés... J'apprécie beaucoup.
Dans le secteur, on peut éventuellement voir des ours, morses ou phoques. Nous n'avons toujours pas vu de baleine et nous guettons, plus ou moins.
13 H 40, en arrivant près de la falaise à oiseaux, à 20 ou 30 m du bateau, un guillemot à miroir a de la peine à décoller de l'eau, vraiment, vraiment beaucoup de mal (a-t-il trop manger ?) et... ça se termine "cul par dessus tête" dans une vaguelette plus haute que les autres, un beau "soleil" ma foi... mais sans dommage et la tentative suivante sera couronnée de succès ;o))
Et... qu'est-ce que c'est là-bas ? oui, c'est bien un ours tout près du rivage, juste au pied de la falaise. Apparemment, la sortie en annexe n'était pas prévue mais hop, en 2 minutes l'annexe est à l'eau et on va s'approcher du rivage pour observer l'ours qui est, dommage pour les photographes, allongé à l'ombre de la falaise.
En fait l'ours n'a pas vraiment été coopératif, restant dans l'ombre, ne bougeant guère. Il doit faire relâche le dimanche à moins que ce ne soit un intermittent du spectacle. On est bien resté 1 h à proximité immédiate du rivage ; dans ces situations-là, le temps passe très vite mais l'horodatage de mon appareil numérique en fait foi.
A un moment, j'ai cru assister à une attaque de labbe contre un autre oiseau : tout là-haut au-dessus de nous, un grand oiseau semblait harceler un plus petit et tous 2 perdaient irrémédiablement de l'altitude au fur et à mesure qu'ils s'écartaient de la falaise pour finalement se poser "en vrac" sur l'eau après un vol pas très rectiligne.
Quelques jours plus tard, Bernard nous expliquait la vie des oiseaux et j'ai compris que j'avais assisté au baptême de l'air d'un oisillon (au vol hasardeux en zig-zag et dans des cris plaintifs) accompagné par un de ses parents.
Je me faisais mon cinéma dans l'annexe : par moment, on était à 1 m des rochers du rivage à une quinzaine de mètres sur le côté par rapport à l'ours et... si l'ours attaquait et si le moteur hors-bord tombait en panne ?? en 2 temps 3 mouvements, il était à bord... Bon, ça fait beaucoup de si et il n'avait vraiment pas l'air d'avoir envie de bouger. En me retournant vers l'Hamiltonbreen... des reflets... d'une beauté...

 
Alors que nous étions revenus à bord de l'Isbjørn, le Professor Multanovskiy est arrivé également devant l'Hamiltonbreen. J'avais envisagé une croisière à bord d'un de ces anciens navires de recherche russes reconvertis dans les croisières mais je ne regrette pas du tout (mais alors, pas du tout) mon choix de l'Isbjørn. Même, s'ils restent encore "petits" : 50 à 60 passagers, c'est déjà une autre organisation : 6 pneumatiques à mettre à l'eau ; langue anglaise : pour la vie de tous les jours ça va, mais pour comprendre la chute des séracs ou les attaques des labbes, je ne suis pas sûr que j'aurais tout suivi...
Pour la baignade, c'est sur la page suivante