7ème jour : de Raudfjorden à Magdalenefjorden

panoramas du jour pour avoir une petite idée des lieux visités : hop - hop - hop - hop

 
Vers 16 H, nous quittons donc le Raudfjord en direction du Fuglefjord et plus précisément le front du Svitjobreen. Nous empruntons le Svenskegattet, détroit entre la grande île et l'archipel où se situe Norskøyane où nous avons débarqué il y a quelques jours.
Le temps est nettement plus beau que l'autre jour mais je n'ai pas de mal à m'y retrouver quand nous passons au sud de la falaise où nous avions observé des macareux et en particulier l'aiguille qui est à l'ouest de cette falaise.

Noue entrons dans Fuglefjorden sous un soleil radieux mais je n'ai quand même pas très chaud sur le gaillard d'avant à guetter l'éventuelle présence d'animaux. De l'entrée du fjord, le fond ne semblait pas trop éloigné, mais en fait, il a fallu pratiquement 1 H entre le moment où j'ai pris la photo ci-dessus (16 H 38) et notre arrivée à proximité du front où j'ai pris les photos pour faire le panorama (second "hop" ci-dessus) à 17 H 30.

 
Par contre ici et également au nord du Smeerenburgfjord, ce n'est qu'en préparant les photos pour le site que j'ai reconnu dans les photos de ce jour, les montagnes et glaciers que nous avions cotoyés le 14 aout. Ce jour-là, les sommets étaient dans les nuages, il y avait beaucoup plus de glaces flottantes, l'"atmosphère" était complètement différente. Et, j'ai nettement préféré l'"atmosphère" de l'aller même si alors, on n'avait pas une vue d'ensemble comme aujourd'hui : la glace et la mer ont toujours de plus belles couleurs sous un ciel encombré et les paysages semblaient alors nettement plus "hostiles".

 
Bon ben [sic], c'est pas tout... c'est l'heure du bain. Il faut dire que je suis en manque... je nage 8 à 10 km par semaine, tellement mieux dans l'eau où mes hanches, genoux , pieds ne supportent plus mon poids.
L'annexe est mise à l'eau à côté de l'Isbjørn afin de nous permettre d'entrer doucement dans l'eau. Je suis le 4ème (ou 5ème ?) candidat au bain à enfiler, tout habillé, la combinaison de survie "gaffe, ma moustache !!"
Hop, je m'écarte d'une quinzaine de mètres de l'annexe en "ramant" avec les bras sur le dos. J'ai bien essayé un battement de jambes mais bon, ça flotte tellement que c'est impossible d'immerger ses pieds. "Nageant" sur le dos, j'ai heurté de la tête une ou deux fois un glaçon.
Ces combinaisons sont prévues pour permettre la survie pendant 24 H d'une personne dans une eau très froide.
Tant qu'à avoir l'annexe à l'eau, un petit tour de l'Ibjørn est organisé pour permettre aux passagers de photographier le bateau dans ce cadre magnifique.
18 H 30, on repart en direction de Magdalenefjorden en longeant tout d'abord la rive ouest de Fuglefjorden dont les crêtes, à contre-jour, apparaissent en ombre chinoise sur le ciel.
Smeerenburgfjorden parait plus vaste sous le soleil. J'apprécie beaucoup de repasser dans les même endroits sous un ciel différent. Ainsi, je retournerai encore à bord de l'HurtigRuten, l'express-côtier norvégien, en décembre/janvier dans quelques années quand les éruptions solaires seront au maximum pour revoir des aurores boréales et voir la côte dans la pénombre hivernale.
21 H 45, au mouillage dans la Baie de La Madeleine, nous avons fini de diner et je suis sur le pont en train de compter les glaciers que je peux voir : 1,2 3,..., sans doute 10 glaciers descendant vers la Baie mais il n'y en a [plus ?] que 2 qui vêlent dans la mer.
Nous avons mouillé à proximité du débarcadère prévu pour les paquebots (avec barrière ou clôture pour restreindre les zones accessibles aux passagers, poste de police [sic] fermé : la saison des paquebots est déjà finie).
Ce soir, des glaçons dérivent lentement près de l'Isbjørn dans les rayons du soleil : tient, on dirait un cygne... tient, on dirait... Tout à l'heure, à minuit, le soleil sera derrière ces montagnes.