9ème jour : de Krossfjorden à Farmahamna

panorama du jour pour avoir une petite idée des lieux visités : hop

 
9 H 30 au pied du Fiortende Julibreen (glacier du 14 juillet), nous allons débarquer sur la rive droite et progresser jusqu'au glacier. Nous sommes "entourés" de phoques sur les growlers, des petits et des gros, un jeune barbu là, les yeux tout écarquillés ;o))
En fait, on n'a débarqué qu'à 11 H 15. On a passé 1 H 30 dans l'annexe à rendre visite aux phoques. D'abord, ce fut un phoque barbu pépère sur la glace.

 
 
Puis surtout, 2 phoques sur le même growler. On a bien passé 1 H autour d'eux à parfois 1 m de distance, tellement près qu'on entendait bien leur respiration. Quand nous les avons aperçus la première fois, un gros phoque barbu était sur le growler et un petit nageait autour de celui-ci.
Nous avons d'abord cru que c'était la mère et son petit mais quand celui-ci est monté sur la glace, on s'est rendu compte de notre erreur : c'était un phoque annelé qui apparemment avait l'air de bien s'entendre avec son voisin pesant pourtant 4 à 5 fois son poids.
 
Evidemment, André avait coupé le moteur et naviguait à la godille, sans bruit ; on parlait à voix basse, bougeant le moins possible ; à chaque fois que je prenais une photo numérique, je me demandais si le "bip" émis alors par l'appareil n'allait pas provoquer leur fuite ; en fait, non. On avait déjà eu l'occasion plusieurs fois d'observer des phoques barbus, mais un phoque annelé d'aussi près c'était la 1ère fois.
On voyait ses narines s'ouvrir et se refermer ; on entendait le crissement de ses griffes sur la glace quand il se déplaçait et quand il a baillé tout en s'étirant, on a pu voir ses dents qui m'ont fait penser à la dentition d'un chien.

 
Nous débarquons donc à 11 H 15 à 150 mètres en aval du front glaciaire dont nous rejoignons la rive droite. Nous sommes vraiment au pied du glacier à 20 ou 30 m alors que celui-ci est haut d'au moins 40 à 50 mètres. Ca craque en permanence mais pas sur le front... tout le monde guette une éventuelle chute de séracs ; le glacier est un vrai chaos de séracs dont la couleur tire vers le rouge de ce côté-ci alors qu'elle est plutôt bleue au centre du front glaciaire.
Tient ! sur des gros galets, des petits berniques...
Nous ne nous attardons pas trop et repartons vers l'aval afin d'observer une "falaise à oiseaux"

 
En chemin, quelques growlers sont échoués et servent de perchoirs à des mouettes tridactyles.
Apparemment, un labbe parasite essaie de nous détourner à grand renfort de cris et de voltiges. En voir la photo que j'ai une la chance de prendre au bon moment.

 
12 H 30, arrivés sous la falaise, on trouve de nombreuses paires d'ailes, reliquats du repas des renards ou autre prédateur qui, au pied des falaises, guettent la défaillance des oiseaux. On y trouve aussi de nombreuses traces de rennes qui viennent brouter ici car les fientes des innombrables oiseaux y améliorent très nettement la pousse de la végétation.
13 H, nous rejoignons le bord et assistons encore à l'attaque d'une mouette tridactyle par un labbe parasite juste au-dessus du pont.
19 H 51, nous arrivons à l'extrémité du Forlandsundet, sur une mer d'huile, dans le brouillard. 19 H 54, 2 bateaux en vue : 1 goëlette allemande à sec de toile et... l'Orego qui montent vers le nord. Ca fait longtemps que nous n'avions pas vu 2 bateaux simultanément.
La nevigation continue vers Farmahamna où nous passerons la nuit. Demain, promis... je ferai des panoramas ;o)